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Alcatel Submarine Networks (Calais)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

Publié sur le site de la CGT -jeudi 12 février

Débrayage pour les salaires sur fond de profits

Hier, les salariés d’Alcatel ont débrayé toute la journée. Rejoints par leurs collègues du site de Villarceaux, ils revendiquent leur part des profits réalisés par l’entreprise qui leur impose un gel des salaires.

« Il y a eu des négociations salariales la semaine dernière et les propositions de la direction ne nous conviennent pas. Un deuxième rendez-vous est programmé jeudi », expliquent les syndicats CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC.
Alcatel Submarine Networks (ASN) affiche sa bonne santé. Plus de 30 000 kilomètres de câbles ont été produits l’an dernier, et le carnet de commandes pour 2009 est copieusement rempli, au point que l’usine calaisienne s’apprête à embaucher en CDI une quarantaine d’intérimaires. Dans ce contexte, la grève sonne comme un retour de manivelle pour la direction. En effet, il y a quelques années, les salariés ont encaissé une crise très grave, un plan social très sévère. La direction avait alors demandé de gros efforts. Aujourd’hui, alors que ASN est le fer de lance du groupe Alcatel-Lucent « nous faisons des bénéfices, nous entendons simplement être récompensés, enfin, des efforts que nous avons consentis », revendiquent unitairement les syndicats.

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la « Retirada » : Souvenirs de l’amère patrie

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

Le 14 février marque les 70 ans de la « Retirada », la retraite des Républicains espagnols défaits par Franco en 1939. Un livre retrace leur douloureux exil en France, entre dessins d’hier et photos d’aujourd’hui.

Cette fois, c’est la fin. En difficulté depuis avril 1938, écrasés par les bombes, harcelés par les troupes sanguinaires de Franco, Républicains et combattants des Brigades internationales abandonnent l’Espagne au fascisme. Nous sommes le 29 janvier 1939. Trois jours plus tôt, Barcelone, dernier bastion de résistance, est tombée aux mains des franquistes. La férocité des troupes du Caudillo incite les partisans de la République à fuir a plus vite, au plus près, vers la France. En quelques semaines, 465 000 personnes, dont 170 000 civils, prennent la route à travers les Pyrénéées, dans la neige et le froid. Ils pensent à ce pays ami qu’ils idéalisent, patrie des droits de l’homme, de la Commune, dirigé par Edouard Daladier, ex-ministre du Front populaire, entre 1936 et 1937. « Ils s’attendent à être reçus avec le tapis rouge« , raconte Georges Bartoli, reporter-photographe revenu sur la route douloureuse parcourue par sa famille à l’époque. L’auteur de la Retirada* montre, en une manière de dialogue par l’image, les dessins de son oncle Josep, artiste-combattant en fuite, et ses photos d’aujourd’hui. Entre les deux oeuvres, soixante-dix années de souvenirs, de souffrance et d’humiliation.

extrait d’un article publié dans Politis - 12 février

* La Retirada, exode et exil des Républicains d’Espagne, récit de de Georges Bartoli recueilli par Laurence Garcia. Actes Sud BD, 164 p., 18 euros.

la

De nombreux documents (videos, chants, affiches, textes…) sur la Guerre d’Espagne sur No Pasaran Guerre d’Espagne (lien dans la barre de menu)

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« Créer un rapport nouveau »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

Lu dans Politis

(quelques extraits de l’interview de Pierre Khalfa)

Déçus par les déclarations de Nicolas Sarkozy, les huit syndicats signataires d’une plateforme revendicative ont annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 19 mars. En attendant, il s’agit de maintenir la pression et de créer un « rapport de force nouveau« , souligne Pierre Khalfa, porte-parole national de l’Union syndicale Solidaires.

« Les quelques mesures fiscales avancées posent de très graves problèmes. Par exemple, la proposition de supprimer la taxe professionnelle créera de toute évidence un manque à gagner pour les collectivités locales : qui sera payé par qui ? Pas par les entreprises, puisque l’objectif est d’en réduire les charges. Cela veut dire qu’il y aura un basculement vers la fiscalité des ménages, au moins en partie. Il s’agit d’un nouveau cadeau au patronat sans la moindre contrepartie. »

La proposition du gouvernement « de suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu ne touche pas les 16,5 millions de personnes qui ne sont pas concernées par cet impôt. relevons que Nicolas Sarkozy a exprimé une nouvvelle vision de la société française, puisqu’il a parlé de classes moyennes à propos des salariés au Smic. Auparavant, le Smic, c’était le salaire minimum, ce qui était vraiment le minimum pour vivre, maintenant cela correspond au revenu des classes moyennes. La vision présidentielle tire la société française vers le bas. »

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LES  TROIS  MENSONGES  DE  NICOLAS  SARKOZY

8 milliards d’euros : c’est ce que coûterait la suppression de la taxe professionnelle, d’après Nicolas Sarkozy. Faux, rétorque le Syndicat national unifié des impôts (Snui) : la facture serait en réalité de 26 milliards. Cet impôt « n’existe nulle part en Europe » ? Faux encore, l’Allemagne et l’Italie, notamment, ont un impôt local sur les entreprises.

A Gandrange (Moselle), « 30 millions d’euros » ont été injectés dans l’usine Arcelor-Mittal, une école de formation a été créée, et le PDG du groupe a promis « 10 millions d’euros » pour revitaliser le site, a juré Sarkozy. Or, aucune modernisation n’a été engagée. Mais un plan de fermeture partielle annoncé début 2008 prévoit 575 suppressions de postes.

1,4 milliard d’euros d’intérêts seront perçus cette année par l’Etat au titre du financement des banques. « Les prêts aux banques ne vous ont pas coûté un centime d’euros« , affirme Nicolas Sarkozy. En vérité, la France est obligée d’emprunter sur les marchés. Le prêt de 25 milliards d’euros aux banques ne rapportera pas 1,4 milliard mais la moitié, 700 millions.

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Grève à Renault-Douai hier

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

L’annonce des résultats du groupe et de la baisse de l’intéressement a provoqué la colère des salariés qui ont immédiatement débrayé.

« Dès qu’on a su le montant de l’intéressement, on s’est mis en grève. »(Lionel Lerèche, Sud Solidaires) Le débrayage a commencé à l’atelier de finition, puis a gagné la tôlerie, la mécanique, la sellerie… Du fait de la baisse du bénéfice net du groupe en 2008 « la prime des salariés est réduite comme peau de chagrin », peste Guy Pottiez, de la CGT Renault-Douai. Soit 200 E de prime uniforme, plus 9,75 E par tranche de salaire brut. « Avec ce mode de calcul, ce sont les jeunes embauchés, les bas salaires qui vont être lésés, dénonce Lionel Lerèche. Nous, on a toujours réclamé un intéressement uniforme. » Guy Pottiez sort la calculette : « Un salarié qui, par exemple, aura touché 2 300 E d’intéressement en 2008, n’aura cette année que 415 E. Soit une baisse de 80 % ! » Pas terrible pour le pouvoir d’achat, alors même qu’au sommet de la pyramide, « on continue d’arroser les gros bonnets : Carlos Ghosn reçoit 1,4 ME de prime bonus… »

L’épreuve de force risque de durer. «  On est prêt à reconduire le mouvement lundi prochain », prévient Lionel Lerèche. Même écho du côté de la CGT, qui réclame le maintien de la prime et une augmentation de 10 % des salaires.

d’après lavoixeco.com

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Total fait le plein de profits mais sa filiale Hutchinston supprime des emplois

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

images3.jpgLe pétrolier français Total a dégagé en 2008 le plus gros profit jamais réalisé par un groupe français, 13,92 milliards d’euros, en hausse de 14% par rapport à 2007.

Les actionnaires doivent en roucouler d’aise… mais combien d’emplois Total va-t-il créer ? de combien Total va-t-il augmenter ses salariés ? Total va-t-il se préoccuper de l’environnement ? etc… etc…

1er élément de réponse :
216 suppressions d’emplois à Hutchinson, filiale de Total spécialisée dans l’isolation et l’étanchéité.

« Une partie des salariés de Hutchinson, qui travaillent pour la filière automobile, sont aussi touchés par du chômage partiel et perdent du salaire. Total pourrait compenser à 100%« , a souligné Charles Foulard, délégué CGT du groupe.

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Sidérurgie et métallurgie

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

d’après lavoixeco.com

Crise industrielle

Les métallos déplorent 3500 emplois menacés

Majoritaires dans l’automobile et la sidérurgie, les cégétistes métallos ont fait leurs comptes dans les entreprises les plus touchées par la crise et mobilisent pour une nouvelle manifestation le 19 février à Valenciennes.

Dans le désordre, au moins :

  • 200 emplois menacés chez Faurécia-Auchel,
  • 85 chez Vistéon-Gondecourt,
  • 48 chez Tyssenkrupp à Auxi-le-Château,
  • 84 chez Valéo-Étaples,
  • 180 chez Arcelor à Dunkerque,
  • 70 chez STA à Ruitz,
  • 350 chez Sévelnord à Lieu-Saint-Amand,
  • plus de 200 chez PSA-UMV à Trith-Saint-Léger, idem chez Wagon Automotive à Douai et des suées froides pour Arbel Fauvet Rail, Bosal, Intissel, Westaflex, Dynéa, Eurostyle etc., liste non exhaustive.

La pression monte

Au total, près de 3 500 emplois sur la sellette. « Le chômage partiel va augmenter pratiquement partout parce qu’on arrive au bout des mesures sur les prises de congés obligatoires », tranche Jean-Pierre Delannoy, responsable régional de l’USTM, l’union syndicale des transports et de la métallurgie. « Pour les salariés, précise-t-il, ce sont des licenciements déguisés. Les prolos dans les taules, c’est clair, ils le perçoivent comme ça ».

La pression monte, la matinée est interrompue par l’annonce de la grève immédiate à la tôlerie et à la finition. Ambiance. « Chez Faurécia, 157 ouvriers sont transférés d’Auchel vers Hénin-Beaumont et 185 vers Marles-les-Mines, avec la production. On s’attend donc à au moins 200 suppressions d’emplois à Auchel. À Hénin, où on bosse surtout pour Renault, on perd quatre jours par mois en ne travaillant que 4 jours par semaine depuis deux mois »… « Chez STA, on travaille une semaine sur deux depuis février et on attend le chômage partiel à partir de la semaine prochaine alors qu’on va prêter du personnel à Renault-Douai. On est 780 aujour-d’hui, on pourrait être à peine 700 fin mars »…

Carte des emplois industriels menacés dans la région réalisée par le service économique de « La Voix du Nord »

 

Sidérurgie et métallurgie  dans ECONOMIE info-carte-crise-nord-13020

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« Vers une explosion de la pauvreté » Jacques Rigaudiat

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

Économiste de formation, Jacques Rigaudiat, magistrat à la Cour des comptes, fut le conseiller social de Michel Rocard à Matignon et l’un des inspirateurs du RMI. Il a publié, en 2008, aux éditions Autrement, Le Nouvel Ordre prolétaire dans lequel il dénonce la paupérisation massive de notre société.


D’une certaine manière, nous vivons la fin du fordisme : les salaires ne sont plus indexés sur la productivité. Rappelons que nous avon connu avant la crise, des transformations profondes avec la montée de la précarité laborieuse – sans parler du chômage – due au développement du temps partiel contraint, des CDD et de l’interim. Nous avons en fait assisté à la dégradation de la norme d’emploi qui a fait exploser le compromis de 1945. Pour le coup, on peut prédire une réduction du nombre de travailleurs pauvres car ils vont perdre leur emploi et devenir des pauvres sans emploi.

Il faut s’attendre à une très forte remontée du chômage. La crise va être durable, les plus optimistes prévoient du mieux pour le second semestre de 2010 : personnellement, je n’y crois pas. Nous allons plutôt vers une explosion de la pauvreté et ce ne sont pas les mesures comme le RSA qui vont arranger les choses : ce dispositif, en aidant financièrement davantage les jobs les plus précaires -plutôt que ceux proches du Smic – ne soutiendra pas le retour à l’emploi.

Quelles perspectives alors ? [...] il ne s’agit plus de simplement réguler, il faut changer les règles du jeu et affirmer la prééminence des normes sociales

Extrait d’un article publié dans CONVERGENCE (Secours Populaire Français) – février 2009

**********************

Inégalités de budget

Source : CONVERGENCE

La crise sera sélective. La chute du pouvoir d’achat pourrait atteindre jusqu’à 35 % pour les foyers qui cumulent tous les handicaps. L’érosion serait, proportionnellement, trois fois moins importante, pour les cadres supérieurs. Autrement dit, les ouvriers d’origine étrangère, les familles monoparentales, les travailleurs précaires et les retraités  sont les plus exposés. Principale explication : leurs dépenses incompressibles, qui absorbent jusqu’à 65 % de leur budget – contre 30 % en moyenne pour l’ensemble des Français -, devraient encore s’alourdir, alors que leurs revenus n’augmentent guère. En ce qui concerne l’alimentation – qui représente 20 % du budget des plus pauvres -, il est de plus en plus difficile de faire des économies. Avec le dérapage des prix observé au cours des derniers mois qui touche des produits de base comme le pain, les oeufs, les pâtes ou la viande, ce budget engloutit aujourd’hui 20 % des ressources des ménages les plus pauvres, contre 6 % chez les mieux lotis.

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Journée interprofessionnelle du 19 mars

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA FONCTION PUBLIQUE CGT – CFDT – FO – FSU – UNSA – CFTC – CGC – SOLIDAIRES

Nos organisations syndicales se retrouvent pleinement dans la déclaration commune interprofessionnelle du 9 février 2009 au soir. Après l’intervention du Président de la République, elles constatent également « que les réponses apportées restent loin des attentes et des exigences portées par la mobilisation du 29 janvier 2009 ».

 

S’agissant plus précisément de la Fonction Publique, aucune des revendications des personnels n’a été prise en compte. Au contraire le Président de la République a cherché à opposer public et privé.
 

Nos organisations s’inscrivent résolument dans la décision d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle pour le 19 mars prochain. Dans la perspective de la rencontre du 18 février 2009 et du nouveau rendez-vous unitaire du 23 février 2009, elles appellent d’ores et déjà les syndicats et les personnels à préparer cette journée de mobilisation, y compris par la grève et les manifestations, comme modalités d’actions.

Pour le champ de la Fonction Publique, elles s’adressent ce jour au Gouvernement pour exiger l’ouverture immédiate de négociations sur :
 

  • L’arrêt de la politique aveugle de suppressions d’emplois et un moratoire immédiat sur celles contenues dans le budget 2009, Ø    l’augmentation significative de la valeur du point et la réévaluation de l’ensemble de la grille indiciaire pour améliorer la carrière des agents, Ø    le retrait de projets porteurs de lourds reculs pour la population et les personnels, et qui se traduisent notamment par des délocalisations et des fermetures massives de services de proximité, et l’aggravation des conditions de travail,
  • les moyens nécessaires à la pérennisation du financement des missions publiques en lieu et place de l’actuelle politique d’austérité imposée aux services de l’Etat, aux collectivités locales et aux établissements hospitaliers.

Face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), elles rappellent leur détermination pour le développement de services publics de qualité, dotés de tous les moyens nécessaires pour répondre encore mieux aux besoins sociaux et de solidarité.
 

Dans le même état d’esprit que celui exprimé par l’intersyndicale interprofessionnelle, les Organisations Syndicales de la Fonction Publique appellent à poursuivre et développer les mobilisations dans les différents secteurs. Elles apportent leur soutien aux revendications des organisations syndicales de la Fonction Publique dans les DOM.

Le 11 février 2009

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Un proche de Xavier Bertrand nommé rédacteur adjoint à l’Aisne nouvelle

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

Xavier Bertrand fait main basse sur l’Aisne nouvelle

La nomination d’Erick Leskiw au poste de rédacteur adjoint de l’Aisne nouvelle, petit journal de province, a provoqué un tollé au sein de la rédaction. Erick Leskiw est le journaliste « attitré » du nouveau secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand.

Parmi les journalistes, certains commencent à  se lasser de ces pages à la gloire du leader de l’UMP. « Les lecteurs nous reprochent d’être la lettre officielle de l’UMP.« 

Xavier Bertrand est également très proche du directeur de la rédaction, Jacques Tillier, qui fait régner la terreur au sein du titre. »Il ne supporte pas qu’on lui résiste, et il commence à flipper depuis que cette histoire fait un peu de bruit. Il menace tout le monde sur le mode : retour au calme ou dehors ! Et maintenant, des gens subissent des menaces de licenciements.« 

 d’après marianne2.fr

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Congrès du NPA : logique de repli et coup de force

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

Publié sur Unir, un blog pour une gauche de gauche

Au soir du congrès fondateur du Nouveau parti anticapitaliste, notre inquiétude est grande.

Anciens membres du bureau politique de l’ex-LCR, animateurs de l’association Unir, nous défendons depuis longtemps l’idée d’un rassemblement susceptible de changer la donne au sein de la gauche et de mettre un terme à la domination sur celle-ci du social-libéralisme porté par le Parti socialiste.

Ces 6, 7 et 8 février, à La Plaine-Saint-Denis, en compagnie de nombreux autres militantes et militants du NPA issus d’autres traditions, nous nous sommes retrouvés dans la « sensibilité européenne », qui en appelait, pour les élections européennes,  « à la constitution de listes de large rassemblement, pluralistes, sur la base d’un programme pour une Europe sociale, démocratique, écologiste, solidaire et de paix, dénonçant le traité de Lisbonne et en complète indépendance du PS ». Cette sensibilité proposait que le NPA s’adresse dans ce but  « au Parti de gauche, au Parti communiste français, aux Alternatifs, à la Fédération et à ses diverses composantes, à Lutte ouvrière… »

Avant que cette sensibilité ne tire collectivement, dans les jours à venir, le bilan des événements intervenus durant ce congrès, nous voudrions livrer publiquement notre propre appréciation du Premier Congrès du NPA.

À l’issue d’un débat qui a polarisé le congrès, une majorité de délégués a rejeté le texte de la « sensibilité européenne ».

Si nous prenons acte que la position majoritaire ne ferme pas totalement la porte à la constitution d’un front de gauche pour les élections européennes, nous regrettons que les conditions avancées à la réalisation de ce dernier (les exigences, de facto présentées comme des préalables, d’une sortie du nucléaire et d’un accord pour les élections régionales de 2010) apparaissent surtout comme des faux prétextes de nature à justifier, demain, une rupture avec les partenaires possibles de listes de large convergence.

Les conditions de l’élection du comité politique national du nouveau parti renforcent nos craintes. La « sensibilité européenne », dont la proposition avait obtenu le soutien d’un délégué sur six, s’est vu refuser le droit d’être représentée à la proportionnelle des résultats qu’elle a obtenus. Alors qu’elle aurait dû compter 26 membres à la direction, la majorité s’est arrogée le droit discrétionnaire de sélectionner 13 de ses candidats seulement et d’écarter les autres au terme d’une procédure expéditive, évoquant les pires pratiques ayant longtemps eu cours au sein d’une partie de la gauche.

Les statuts fraîchement adoptés par le congrès, qui prévoient la représentation proportionnelle des positions qui ont été opposées dans un débat central au sein du NPA, ont ainsi été bafoués. Ce qui a permis d’éliminer, sans autre forme de procès, quatre des six membres sortants du comité d’animation national provisoire du NPA (Alain Faradji, Catherine Jouanneau, Christian Picquet et Francis Sitel), ainsi que neuf autres candidats, dont beaucoup n’appartenaient pas à l’ex-LCR.

On ne s’y serait pas pris autrement si l’on avait voulu étouffer le débat qui s’est fait jour parmi les militantes et militants du NPA, autant que la volonté de parvenir à l’unité de la gauche de gauche s’est renforcée durant le congrès.

Ce coup de force, conjugué à la position adoptée sur les élections européennes, est de nature à nuire gravement à l’image du NPA, à son rayonnement, à sa place sur le champ politique à gauche. Et ce, pour fort longtemps…

Nous sommes certains que les adhérentes et adhérents du NPA ne laisseront pas sans réaction un acte aussi lourd de conséquences.

En tout état de cause, nous poursuivrons la bataille engagée pour que, au printemps, un front de gauche réunisse, sans exclusive ni préalable, l’ensemble des forces et sensibilités souhaitant, d’un même mouvement, sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy, affirmer une alternative de rupture à un capitalisme dont la faillite est aujourd’hui patente, défendre la perspective d’une autre Europe, au service des peuples et des travailleurs.

Francis Sitel, Christian Picquet, Alain Faradji

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