Universités : contestation exceptionnelle

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 février 2009

lu sur NOUVELOBS.COM :

La coordination nationale demande le «retrait sans préalable» du projet de décret sur le statut d’enseignant-chercheur et de la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire.

Fait inhabituel, la contestation est partie des enseignants-chercheurs et plusieurs universités se sont déjà mises en grève. Les étudiants, qui reprennent les cours le 9 février, n’ont pas encore officiellement rejoint le mouvement mais l’un des principaux syndicats étudiants, l’Unef, organise des assemblées générales dès aujourd’hui.

Près de 80% des universités françaises sont représentées au sein de la coordination nationale selon le mouvement Sauvons l’Université (SLU), qui en fait partie. Des syndicats de gauche comme de droite sont mobilisés contre les réformes mises en œuvre par la ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, et le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos.  
L’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence s’est mis en grève pour la première fois depuis sa création, en 1956.

Sauf annonce d’un retrait des deux réformes pointées, la coordination nationale des universités appelle à une grève reconductible et illimitée à compter d’aujourd’hui.  

 

Publié sur VousNousIls.fr :               Enseignants-Chercheurs : AutonomeSup appelle au « blocage des universités »

Le syndicat AutonomeSup, indépendant mais généralement classé à la droite des autres syndicats, appelle lundi au « blocage des universités », pour obtenir « la reprise des négociations » sur le statut des enseignants-chercheurs et le report d’un an de la réforme de la formation.

Pour « ne pas porter atteinte aux intérêts légitimes des étudiants », le syndicat « propose », dans un communiqué, « le blocage des universités par le blocage des conseils, des commissions et autres instances universitaires ».

Il estime en effet que les modifications apportées vendredi par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, au décret sur le statut des enseignants-chercheurs ne sont pas suffisantes.

En inscrivant dans le décret qu’un professeur bien évalué par le Conseil national des universités (CNU) ne pourrait se voir imposer plus d’heures d’enseignement, « le ministère semblait apporter le minimum de garanties ».

« Las! », ajoute AutonomeSup, la ministre a aussi ajouté à l’article 41 « une mesure transitoire qui permettrait à un président, dès l’application du texte, sans attendre l’évaluation du CNU, d’imposer des services lourds », et ce au moins jusqu’au 1er septembre 2012, selon le syndicat.

« Cela peut laisser jusqu’à trois ans pour détruire scientifiquement un universitaire en doublant ses charges pédagogiques« , écrit AutonomeSup.

Cet ajout « rend caducs les équilibres précaires que l’on pouvait penser avoir atteints vendredi dernier » et le Conseil d’Etat, auquel le décret a été transmis, « devrait censurer au moins l’article 41″, ajoute-t-il.

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 « On travaille 35 heures par mois pour moins de 500€, alors qu’on est bac + 8 » 

Jeudi 29, étudiants, chercheurs et enseignants-chercheurs étaient particulièrement nombreux dans les manifestations. A Paris, quelques dizaines de  jeunes chercheurs ont occupé pendant quelques heures l’Agence Nationale de la Recherche.

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